Sport et cancer

Le cancer est actuellement un vrai problème de santé publique. Ainsi en Europe, il est attendu 3,9 millions de nouveaux cas de cancer en 2018 contre 3,4 en 2012. Fort heureusement d’importants progrès ont permis d’améliorer le pronostic de ces maladies. Et parmi eux, le sport, accessible à tous !

L’après cancer

Au-delà de la guérison, se pose désormais la question de la prise en charge des suites de la maladie, période dénommée “après cancer”, correspondant à la période de surveillance. Dans l’enquête La vie deux ans après un diagnostic de cancer : de l’annonce à l’après cancer (VICAN 2), conduite par l’INCa, 3 personnes sur 5 rapportent des séquelles de la maladie et des traitements. Ces séquelles sont variables selon la nature des traitements (chirurgie, radiotherapie, chimiothérapie), mais aussi la localisation du cancer. Cependant les facteurs sociaux, familiaux et psychologiques ont aussi un impact majeur sur le ressenti de ces séquelles.

L’asthénie est le symptôme le plus fréquent dans l’après cancer, concernant environ 1/3 des personnes, avec un impact négatif sur l’emploi, les relations sociales et les activités physiques. Dans le même temps, de plus en plus de données suggèrent un impact bénéfique de l’activité physique sur la diminution de la mortalité et des séquelles au cours de l’après cancer. Il est important de noter qu’il existe une relation entre l’intensité de l’exercice et la diminution de la mortalité.

Le sport pour lutter contre le cancer

Les recommandations de la Haute Autorité de Santé sur l’activité physique proposent un objectif de 150 minutes par semaine d’activité physique modérée, avec un seuil maximum à 300 min par semaine pour les patients souffrant de comorbidités. Il est recommandé d’associer une activité en renforcement musculaire avec des exercices d’assouplissement et d’équilibre.

Il apparait nécessaire d’adapter l’activité physique à d’éventuelles comorbidités ou limitations des individus, en particulier en cas de maladie chronique. L’activité physique adaptée (APA) est ainsi définie selon l’article L. 1172-1 du décret n°2016 – 1990 du 30 décembre 2016 comme la pratique dans un contexte du quotidien de loisir ou de sport, des mouvements corporels produits par les muscles squelettiques, prenant en compte les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires.

Le karaté, une activité physique idéale pour tous !

Le karaté apparait ainsi comme un sport idéal dans le cadre de la prise en charge du cancer, répondant à la totalité des critères énoncés par la Haute Autorité de Santé.